20/02/2006

YatildesPivertsàMumbai?

J'avais dans les 7 ans mes parents divorcaient depuis des plombes et je passais ma vie chez mon grand père, enfoncée dans un gros fauteuil velours kaki tout défoncé, Guy Béart en boucle sur un vieux Teppaz  "et moi où vais-je où vais-je, dans le sable ou la neige..." et je HURLAIS en coeur avec lui "on finit sous la table et le coeur misérable et le coeur au rebut" je ne savais pas très bien bien ce que ça voulait dire dans la chanson mais quelque chose de fort.

Après les angoisses de déchéance personnelle vinrent les angoisses de déchéance professionnelle presque sans transition. un kilomètre à pied, mais je me force à y aller et ça se passe toujours bien. quand j'explique ça, on me répond systématiquement que justement ça se passe toujours bien. sauf que comment expliquer que je crois dans les lois de la statistique, chacun SAIT qu'un jour ou l'autre ça va merder. donc, chaque fois que ça se passe bien, ça te rapproche du coup où ça va foirer. c'est logique.

Depuis que ça a merdé, j'ai plus peur de grand chose sauf des requins ce qui est tout de même fort peu handicapant.

 

 

 

09:23 Écrit par hanae.h | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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